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Scumbag Loser : l’antihéros par excellence

Les éditions Ki-oon se sont fait une spécialité de dénicher des Thrillers en peu de volumes mais au rythme haletant. La preuve encore avec leur nouvelle acquisition : Scumbag Loser.

Dire que Masahiko Murai est un loser serait un doux euphémisme. Souffre-douleur de son établissement à cause de son physique peu avenant, celui-ci se paye même le luxe d’être totalement asocial, d’une lâcheté confondante et d’une obsession assez malsaine pour les odeurs.

Un statut qu’il subit avec un seul réconfort : se dire que Yamada, un autre de ses camarades de classe lui aussi martyrisé est bien pire que lui. Seulement, lorsque ce dernier montre à toute la classe les photos d’une fille plutôt jolie en clamant qu’il s’agit de sa petite-amie, Masahiko panique : serais-ce finalement lui, le pire loser de la classe ?

Pour donner le change, il présente alors des photos d’Haruka, une ancienne amie d’enfance en affirmant sortir avec elle. Un mensonge qui aurait pu rester sans conséquence, si la Haruka en question n’avait pas décidé de débarquer le lendemain dans son lycée, à la grande surprise de Masahiko. En effet, celle-ci est pourtant sensée être morte depuis cinq ans !

Qui est donc cette fille, et que veut-elle donc à Masahiko ?

De nombreux mangas ont déjà eu pour personnage principal un antihéros, mais rarement un manga avait été aussi loin dans le pathétique… Portant très bien son nom (« Scumbag Loser » signifie à peu de chose près « loser salaud »), le manga nous dépeint un lycéen dont la vie est certes peu enviable (pas très beau, martyrisé par les autres), mais qu’on aura souvent bien du mal à prendre en pitié tant son côté tordu, sa perversité et sa lâcheté prennent le pas lors des situations qu’il sera amené à rencontrer.

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Mais Scumbag Loser vaut avant tout pour son scénario, surprenant à plus d’un titre !

Trop en révéler reviendrait à faire perdre tout son sel à ce manga. Disons juste que ce qui semble être au début une simple relation tordue entre un lycéen loser et une jeune fille mystérieuse et manipulatrice va peu à peu basculer dans l’horreur la plus totale. Les rebondissements sont légions, ébranlant les certitudes du lecteur, et le premier tome se termine sur un coup de théâtre inattendu dont les conséquences sur la suite de l’histoire (dont on peut voir un aperçu en fin de volume) s’avèrent aussi palpitantes que difficile à prévoir.

Soyez toutefois prévenus : assez trash par moment, le manga n’est pas à mettre en toutes les mains. Le dessin de son auteur, Mikoto Yamaguti s’avère souvent explicite, et les réflexions de son « héros » peuvent parfois provoquer un sentiment de malaise.

Mais si cela ne vous rebute pas, foncez ! Scumbag Loser fait partie de ces mangas qu’on n’attendait absolument pas, mais qui vous happent avec une facilité déconcertante, malgré son côté trash, et malgré son héros.

Seul bémol, une fois le premier volume terminé, l’attente de la suite, riche en promesses, risque fort de s’avérer insoutenable !

 

Rédacteur : Mathieu Carré

Scumbag Loser

Dessins et scénario de Mikoto Yamaguti

1 tome paru en France chez Ki-oon, série complète en 3 volumes.

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